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LITT KZRavensbrück 51 NOUS NE NOUS LEVONS LE MATIN Wir stehen morgens nur deshalb auf Ravenbrück tchèque
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NOUS NE NOUS LEVONS LE MATINWir stehen morgens nur deshalb auf
Anicka Kvapiliva 1944 tchèque |
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1. Nous ne nous levons le matin Que pour nous coucher à nouveau le soir. La nuit nous offre en rêve enfin Ce que la réalité n’a pas laissé voir. Coule une mer de larmes non pleurées. Sur nous se brise l’orage du temps. Qu’attend ici chacune de nous ?
3. Un fidèle retour de ce que fut hier : A nouveau détresse et abaissement, Tout est à désespérer comme hier, Seuls nos visages changent avec le temps.
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1. Wir stehen morgens nur deshalb auf um abends wiederum schlafen zu gehen. Vielleicht bringt die Nachtuns dann im Traum Worauf wartet ein jeder von uns? wieder Not und Erniedrigung, alles ist so zum Verrücktwerden gleich, nur Wandel prägt ins Gesicht uns die Zeit.
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Texte Wir stehen morgens nur deshalb auf Anicka Kvapilova tchèque 1944 traduction allemande Jan-Peter Abraham, p. 51 dans Europa im Kampf 1939-1944 Internationale Poesie aus dem Frauen-Konzentrationslager Ravensbruck (Poésie internationale du camp de concentration pour femmes de Ravensbruck) édités par Constanze Jaiser et Jacob David Pampuch Metropol Verlag Berlin, 2005, 2e édition revue 2009 page 51 fr. : Yves Kéler 24.10.2014 Bischwiller
Mélodie sans mélodie probablement
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Le texte
(Commentaire du poème dans le livre cité) Dans ce poème, est rendue en peu de mots la mortelle uniformité de la vie des camps. Il s’agit, de façon analogue au poème polonais « Zaklete kolo – Der Zauverkeis – le cercle magique » (voir page 63), d’un cercle de bannissement qui condamne les détenus à l’impuissance. Cet état, ressenti comme cercle d’exil de l’enfer, signifie non seulement l’enfermement, mais aussi un arrêt du temps ou une interminable monotonie, qui pouvait pousser à la folie. L’absence de sens de la propre existence correspond à un état d’apathie sans frontière. Exactement contre cela sont dirigés ces vers, en ce qu’ils nomment courageusement ce qui est. Au delà de l’acte créateur se défait pour quelques instants la rigidité à l’intérieur de l’auteure. Les femmes tchèques que nous avons questionnées attribuent ce poème à Anicka Kvapilova.
(op. cit. page 51)
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