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LITT KZRavensbrück 113 slovène NOUS NE SOMMES QU'UN MILLION Nur eine Million sind wir
NOUS NE SOMMES QU'UN MILLION Nur eine Million sind wir
Slovenska pesem slovène |
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1. Nous ne sommes qu’un million,
Un million de mourants parmi les morts,
Un million desquels les bourreax sucent le sang.
2. Seulement un unique million, torturé par la vie,
Et pourtant jamais anéanti par elle,
Jamais, non, jamais !
3. C’est pourquoi, parce que nous ne sommes pas de fragiles fétus
Qui flétrissent après une grêle,
C’est pourquoi, parce que nous ne sommes pas des numéros,
Nous sommes des humains.
4. Seuls des esclaves tremblent humblement et aboient comme des chiens
Que nous ne sommes que peu de gens,
Que dans une révolte tout sombrerait.
5. Ah ! s’il n’y avait pas de tels hommes parmi nous,
Des gens qui suivent les ordres de notre parti, (communiste)
Alors une avalanche nous aurait depuis longtemps emportés.
6. C’est pourquoi nous vivons encore
Même si nous ne sommes qu’un million.
Nous mourrions volontiers pour ne pas souffrir,
La tête haute des opposants.
Traduction allemande du texte slovène
1. Nur eine Million sind wir,
eine Million Sterbender unter Toten,
eine Million, denen die Büttel das Blut aussaugen.
2. Nur eine einzige Million, die vom Leben gequält wird
und trotzdem nie von ihm vernichtet!
niemals und nie!
3. Deshalb, weil wir keine brüchigen Halme sind,
die nach einem Hagel verwelken,
deshalb, weil wir nicht nur Nummern sind,
wir sind Menschen!
4. Nur Knechte wimmern demütig und bellen wie Hunde,
dass wir nur wenige sind,
dass in einem Aufstand alles untergeht.
5. 0, wären solche Menschen nicht bei uns-
Menschen, die unseren Befehl befolgen-,
dann hätte uns schon längst eine Lawine erfasst.
6. Deshalb leben wir noch,
wenn wir auch nur eine Million sind,
wir würden sterben, um nicht zu leiden
mit widerständig erhobenem Haupt.
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Texte Nur eine Million sind wir auteur : Karel Destovnik-Kajuh, chanteur masculin traduction de Silviia Kavcic, p. 113
1. dans Europa im Kampf 1939-1944 Internationale Poesie aus dem Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur Metropol Verlag 2005 Berlin
2. dans Europa v boij, 1939-1944 contient les textes du 1er livre en langue originale Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin original : , p. fr. : Yves Kéler 2.11.2014 Bischwiller
Mélodie non signalée, mais peut-être de Karel Destovnik-Kajuh
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Le texte
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Le moment où ce texte fut écrit par Karel D. – K. ne se laisse plus préciser. C’était un chant programmatique dans le milieu du Front de libération. Ici il s'agit certainement du parti communiste, qui souvent relayait les ordres reçus de Moscou. Le contexte historique est le conflit interne du peuple slovène au sujet du sens et du but du combat armé. Le faible nombre des Slovènes était un argument fréquent contre une résistance organisée. Le thème de l’esclave qui n’ose pas est un motif fréquent dans la littérature slovène, qui trouve sa source dans les siècles de domination étrangère. Le poème fut mis en musique par Radovan Gobec, Danilo Svara et Ubald Vrabec, et fut souvent chanté pendant la guerre. (d’après op. cit. p. 114)
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