AMOUR DE DIEU N° 38
PSAUME 139
6e dim TRINTÉ
MÉMORIAL DU BAPTÊME
SEIGNEUR, TU SONDES MON ESPRIT
Herr, du erforschest meinen Sinn, E 1666/67
Psaume 139
Mélodie: Christe, du bist das helle Licht
Vom Himmel hoch da komm ich her
Erhalt uns, Herr, bei deinem Wort
IV 8.8, 8.8
Ps 139 en italique : extraits du Ps. 139
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A. Dieu sonde l’homme :
1. Seigneur, tu sondes mon esprit, Tu me connais tel que je suis, Et ce qui même m’est caché T’est dévoilé et révélé.
B. moi, l’homme
2. Je suis debout, je suis assis, Tu es autour et près de moi, Et moi je suis tout contre toi.
3. Toute mon âme et ma pensée Ce dont mon cœur est traversé, Seigneur, mon Dieu, tu le connais : Pas exprimé, que tu le sais !
4. Ma langue n’a pas dit un mot Que tu l’as entendu sitôt ; Ce que je dis provient de toi, C’est toi qui l’as produit en moi.
5. Je le sais bien, mais ce savoir Est au delà de mon pouvoir ; Car la sagesse, aucun humain Ne peut l’avoir entre ses mains.
C. Dieu est partout JE
6. Où puis-je aller où tu n’es pas Où diriger mes pauvres pas ? Où donc, Dieu, pourrais-je échapper, A ton regard et me cacher ?
7. Et si je monte en haut du ciel, Tu es dans ton règne éternel ! Si je descends jusqu’aux enfers, Je te rencontre en ce désert !
8. Si sur les ailes du matin, J’allais me réfugier au loin, Voudrais-je traverser les eaux, Tu me retrouverais bientôt !
9. Si j’appelais la sombre nuit, Où la lumière obscure luit, Dans le noir tu me trouverais, De tes yeux, là, tu me verrais !
10. Car l’ombre ne t’aveugle pas, Elle est clarté devant tes pas ; Tu luis d’un éclat sans pareil, Plus que la lune et le soleil !
D mon corps, création de Dieu TU
11. Mais toi tu as tissé mes reins, Tu m’as formé dedans le sein De ma mère, ô Dieu, de tes mains, De moi tu as fait un humain !
12. Tu as placé mes nerfs, mes os, Tu as couvert ma chair de peau ; Tu m’as bâti si merveilleux, Tel ton chef d’œuvre, Dieu, mon Dieu.
13. Tu m’as vu comme un embryon, Puis devenir un nourrisson, Tu m’as tissé au sein des eaux, Tu as veillé sur moi d’en haut.
14. Tes yeux voyaient mes jours, Les mois, les heures du cadran ; Devant ta face étaient inscrits Tous mes instants, moments, précis !
E. les œuvres de Dieu : COMBIEN
15. Combien, mon Dieu, sont tes pensées Pour mon esprit trop élevées ! Oui, ta sagesse et ta clarté Sont vastes, loin de ma portée !
16. Et combien le nombre en est grand, Plus que le sable au gré du vent ! Quand je m’éveille, mon esprit Est près de toi, comme étourdi !
* les ennemis ILS
17. Que font ici tous ces moqueurs, Ces gens de sang, calomniateurs, Qui vont en blasphémant ton nom, Qui viennent ternir ton renom ?
18. Cloue-leur la bouche, ô Dieu Sauveur ! Que tombent tes diffamateurs ! Puisqu’ils sont bien tes ennemis, Ils ne seront pas mes amis !
19. S’ils te haïssent, je les hais ! Moi, je me réfugie auprès De toi et dans ton sein, mon Dieu : Protège-moi du haut des cieux !
F. finale TU
20. Dieu, sonde-moi et reconnais Si la route est bonne où je vais, Et conduis-moi sur ton chemin D’éternité jusqu’à la fin. (Amen :
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v.1 DU-TU
ICH- MOI
v. 3
v. 4-5
v. 6
v. 7
v. 8
v. 9+10
v. 11
v.12
v. 13
v. 14
v. 15- 16a
v. 16b
v. 17
v. 18
v.19b+ 20 SIE- ILS
v. 21
v. 19a
v. 22
v. 23+24 |
Gott erforscht den Menschen
Herr, du erforschest meinen Sinn Und kennest, was ich hab und bin, Ja, was mir selbst verborgen ist, Das weißt du, der du alles bist.
ich, der Mensch
Ich sitz hier oder stehe auf, Ich lieg, ich geh auch oder lauf: So bist du um und neben mir, Und ich bin allzeit hart bei dir.
All die Gedanken meiner Seel, Und was sich in der Herzenshöhl Hier reget, hast du schon betracht, Eh ich einmal daran gedacht.
Auf meiner Zunge ist kein Wort, Das du nicht hörest allsofort, Du schaffest, was ich red und tu, Und siehst all meinem Leben zu. Mir solch Erkenntnis viel zu hoch, Es ist die Weisheit, die kein Mann Recht aus dem Grunde wissen kann.
Gott ist überall ICH
Wo soll ich, der du alles weißt, Mich wenden hin vor deinem Geist? Wo soll ich deinem Angesicht Entgehen, dass michs* sehe nicht? * mich es Führ ich gleich an des Himmels Dach So bist du da, hältst Hut und Wach, Stieg ich zur Höll und wollte mir Da betten, find ich dich auch hier.
Wollt ich der Morgenröten gleich Geflügelt ziehn, so weit das Reich Der wilden Fluten netzt* das Land, Käm ich doch nie aus deiner Hand. *nässt Rief ich zu Hilf die finstre Nacht, Hätt ich doch damit nichts verbracht; Denn lass die Nacht sein wie sie mag, So ist sie bei dir heller Tag.
Dich blendt der dunkle Schatten nicht, Die Finsternis ist dir ein Licht, Dein Augenglanz ist klar und rein, Darf * weder Sonn noch Morgenschein. * bedarf
mein Leib, Gottes Schöpfung DU
Mein Eingeweid ist dir bekannt, Es liegt frei da in deiner Hand, Der du von Mutterleibe an Mir lauter Lieb und Guts getan.
Du bists, der Fleisch, Gebein und Haut So künstlich in mir aufgebaut; All deine Werk sind Wunder voll, Und das weiss meine Seele wohl.
Du sahest mich, da ich noch gar Fast nichts und unbereitet war, Warst selbst mein Meister über mir Und zogst mich aus der Tief herfür.
Auch meiner Tag und Jahre Zahl, Minuten, Stunden allzumal Hast du, als meiner Zeiten Lauf, Vor meiner Zeit geschrieben auf.
die Werke Gottes : WIE Wie köstlich, herrlich, süss und schön Seh ich, mein Gott, da vor mir stehn Dein weises Denken, was du denkst, Wenn du uns deine Güter schenkst!
Wie ist doch des so trefflich viel! Wenn ich bisweilen zählen will, So find ich da bei weitem mehr Als Staub im Feld und Sand am Meer.
Die dich, o grosser Wundergott, So schändlich lästert und mit Schmach Dir so viel Übels redet nach? Steh auf und stürze sie zu Grund! Denn weil sie deine Feinde seind, Bin ich auch ihnen herzlich feind.
Ob sie gleich nun hinwieder sehr Mich hassen, tu ich doch nicht Mehr, Als dass ich wider ihren Trutz Mich leg in deinen Schoss und Schutz.
Schlussstrophe DU
Erforsch, Herr, all mein Herz und Mut, Sieh, ob mein Weg sei recht und gut, Und führe mich bald himmelan Den ewgen Weg, die Freudenbahn.
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21. Gloria
Au Père gloire, à Jésus-Christ,
Et gloire soit au Saint-Esprit,
Comme au début, hier, maintenant,
A toujours, éternellement. Amen.
(sur la dernière note)
Texte :
Herr, du erforschest meinen Sinn
Paul Gerhardt 1666/67
CrSi 202/66
deest RA, EKG, EG
fr. : Yves Kéler 26.8.2007
Mélodie :
proposée par Ebeling en 1666/67
Christe, du bist der helle Tag
Francfort/Main 1557,
chez Cyriakus Spangenberg 1568
et Seth Calvisius 1597
RA 247, EKG 354, EG 469
Mélodie possible, selon l’emploi :
Erhalt uns, Herr, bei deinem Wort
Eglise ancienne, Martin Luther, 1543
RA 170, EKG 142, EG 193
fr. : Par ta parole, Dieu Sauveur, ABD 528
Seigneur, c’est toi notre secours
NCTC 237, ARC 544
Affermis-nous par ton Esprit
NCTC 390, ARC 884, ALL 62/74
Mélodie possible, selon l’emploi :
Vom Himmel hoch da komm ich her
Matin Luther, 1535
EKG 16, RA 40, EG 24
fr: : Dieu le tout-puissant Créateur
LP 92
O Dieu, tout-puissant créateur
NCTC 180, ARC 358, ALL 32/05
Texte
Gerhardt suit ici, verset par verset, le Ps 139, avec quatre exceptions : il rattache, de façon inattendue, le verset 5 au verset 2, et place les deux dans une seule strophe, la 2e. De même, il réunit les versets 8 et 9 dans la strophe 8, les versets 19 et 20 dans la strophe 17, et les versets 23 et 24 dans la strophe finale 20. Les deux derniers vers de cette strophe : « Und führe mich bald himmelan Den ewgen Weg, die Himmelsbahn – Et conduis-moi bientôt dans le ciel , Sur le chemin éternel, la route de la joie », reprennent le dernier verset du Psaume, et le développent dans le sens eschatologique habituel de Gerhardt.
Gerhardt suit très exactement le plan du texte biblique. La première partie du Psaume est une alternance entre « Tu », qui est Dieu, et « Je » qui est l’homme. Le premier verset dit : « Tu me sondes et tu me connais », mais passe tout de suite au « Je », des versets 2 à 12 : « Je » suis un livre ouvert devant Dieu, « Je » ne peux échapper à son regard. Puis les versets 13 à 16 reviennent au « Tu » initial. Le chant de Gerhardt retrouve, ici directement pris du Psaume, le jeu des « Tu », « Je » et « Ils », dont Gerhardt est coutumier. Cette opposition entre Dieu et l’homme, de natures différentes, est un des thèmes moteurs de Gerhardt.
La section des versets 19 à 22 du texte biblique parle des méchants à la 3e personne, « Ils », et semble mal raccordée à ce qui précède : il manque probablement un verset qui fait la transition après le verset 18, du genre : « Mais Dieu, toi qui sais tout, pourquoi tolères-tu les impies, en particulier mes ennemis ? Ils déparent dans ce tableau ! » Gerhardt a senti ce problème et l’a résolu en posant la question : « Was macht denn nun die wüste Rott ? - Que fait donc ici la troupe sauvage ? (str.17) » Ce qui montre à nouveau ce que nous avons déjà relevé ailleurs : le travail exégétique précis de Gerhardt.
Le style est vigoureux et direct, sans remplissage. Dans ce texte tardif de 1666/67, on voit que l’art poétique de Gerhardt est arrivé à sa plus grande expression.
Mélodie
Ebeling en 1666/67 propose « Vom Himmel hoch », ce qui surprend, mais à l’époque cette mélodie facile servait beaucoup, parfois jusqu’à l’abus. Ebeling propose aussi « Christ, der du bist der helle Tag » (= Christe, du bist der helle Tag), un chant du soir. Ce choix est meilleur que le précédent, et même un bon choix. Car le thème de cette mélodie est que le Christ veille sur nous pendant la nuit. Dans notre chant, c’est Dieu qui veille. Il veille sur moi dans l’obscurité du ventre de ma mère (str. 11 à 14), dans l’obscurité de la nuit (str. 9 et 10), dans l’obscurité du mystère de ma vie dans ce vaste univers, et en face de mes ennemis.
Je propose d’employer aussi « Erhalt uns, Herr, bei deinem Wort », qui a un caractère ferme, de chant de combat, et plus d’amplitude que les deux mélodies proposées par Ebeling. Le texte des strophes 17 et 18 sur les ennemis rappelle celui de Luther dans le chant éponyme « Erhalt uns, Herr. »
Emploi du chant
Ce long Psaume est difficile à chanter d’un trait. Il faut le fragmenter.
a. il peut se chanter de façon alternée, réparti de la manière suivante :
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Entrée tous :
B. l’homme tous : I : II : tous :
C. Dieu est tous : partout I : II : tous :
D. mon corps tous : I : II : tous :
E. les oeuvres tous : de Dieu tous :
les ennemis tous : I : II :
F. finale tous : Gloria tous :
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strophe 1
strophe 2 strophe 3 strophe 4 strophe 5
strophe 6 strophe 7 strophe 8 strophe 9 +10
strophe 11 strophe 12 strophe 13 strophe 14
strophe 15 strophe 16
strophe 17 strophe 18 strophe 19
strophe 20 strophe 21 |
b. On peut aussi découper le texte en deux grandes masses, et n’employer qu’une des deux selon le cas :
1. str. 1 à 16 + 20 : Dieu et l’homme
2. str. 15-20 + Gloria : Dieu, moi, les ennemis
c. Mémorial du baptême :
le Psaume 139/ 1-16 + 23-24 est le propre du 6e dimanche après la Trinité, consacré au mémorial du baptême. Ces versets correspondent aux strophes 1 à 14 + 20 de Gerhardt. Le message de ce dimanche est : Dieu le Père, a créé l’homme comme une merveille, qu’il veut sauver, ce qu’il fera par l’œuvre du Fils et par le baptême. Cette glorification de Dieu relève du 1er Article de la Confession de foi. Elle introduit à l’épître, Romains 6/3-11, qui rappelle la mort et la résurrection du Christ dans lesquelles nous sommes baptisés. Ces deux évènements relèvent du 2e Article. Suit l’évangile de Matthieu 28/16-20, qui contient l’Institution du baptême, et qui relève du 3e Article sur le Saint-Esprit selon le Credo de Nicée-Constantinople. Le baptême des chrétiens est l’œuvre des Apôtres dans le Saint Esprit.
On peut ainsi employer le Psaume 139 de Gerhardt. 1° comme Psaume d’entrée, les strophes 1 à 5, ou bien 1 à 10. Puis employer comme graduel entre l’Ancien Testament : Esaïe 43/1-7 : « Ne crains pas, tu es à moi », et l’épître Romains 6/3-11, les strophes 11 à 1- sur l’émerveillement devant la création de l’homme par Dieu ;









