STALINGRAD, chant 3 de la série sur Stalingrad d'Arno Pötsch
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CE QUE VOUS AVEZ SOUFFERT, QUI LE MESURE ? Was ihr erduldet – niemand kan es messen Stalingrad Arno Pötsch 1944 |
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I. 1. Ce que vous avez souffert, qui le mesure, Même en l’écoutant avec bienveillance, Dans ces jours, ces nuits dans le froid silence, Oubliés de Dieu, du monde, qui n’en ont cure ?
2. Dans les cœurs déjà s’incrustait le doute. Tels des bannis dans les tranchées mortelles, Maigres de froid, de faim, craignant les balles, Enterrés déjà au bord de la route !
3. Ce que vous avez souffert, qui le raconte Avec les mots que la parole dit ? De tout cela seul Dieu tient le décompte.
4. Et tous ceux-là, qui dans la mort restèrent, Dieu, qui connaît ses élus, les inscrit Dans son cœur, son amour, sa lumière. II. 1. L’égorgeur crée des théâtres de guerre Où les corps et les âmes désespèrent Dans des batailles perdues et meurtrières Où homme et cheval mordent la poussière,
2. Meurent de faim et de froid dans leurs chaînes, Ravagent les champs, écrasent les graines, Et se battent pour sauver leur peau de la haine, Alignant les cadavres dans la plaine.
3. Il fait des débris de ce qui fut construit Qui pèse la douleur ? Qui croit ces scènes ? Es-tu un voyant pour voir dans la nuit ?
4. Mais laissons donc le regard, la mesure ! Mon peuple se rappellera la guerre, Dans ses plaies profondes elle perdure.
III. 1. Nous étions loin quand vous souffriez ces peines, Mais c’est vers l’Est que nous tournions nos têtes, Où, fidèles au serment, en pure perte, Vous combattiez pour le Reich, vision vaine.
2. Nous voyions Dieu verser par coupes pleines Comme sur ses élus, tant de souffrances. Dieu vidait sur vous d’amers calices Et fermait l’oreille au cri de vos peines.
3. Mais lui, Dieu, a toujours béni le monde Par d’incompréhensibles sacrifices, Où que le regard se tourne à la ronde.
4. Si Dieu quand même vers l’enfer nous pousse, Nous devons regarder, nous devons croire Au miracle de sa grâce ferme et douce.
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I. Was ihr erduldet - niemand kann's ermessen,
und wie Verbannte ihr in Todes Schächten,
II.
Der Würger Krieg schafft immer neu die Stätten,
läßt hungern, frieren, schlägt in Bann und Ketten,
Er tritt zu Schutt, was mühsam ward erbaut. -
Wir lassen wohl das Wägen, Messen, Wählen!
III.
doch unverwandt ging unser Blick nach Osten,
des Leids auf euch als die von ihm Erlosten;
Er aber hat noch stets die Welt gesegnet,
Doch wenn uns Gott auch in die Hölle triebe, |
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Texte Was ihr erduldet – niemand kann’s ermessen Stalingrad Arno Pötsch 1944 Chant n° 3 de la série de 4 poèmes sur Stalingrad d’Arno Pötsch en 1944 : 1. Die Weihnachtsmadonna von Stalingrad 2. Vor der Weihnachtsmadonna von Stalingrad 3. Stalingrad 4. Die Mutter Gottes von Stalingrad
fr. : Yves Kéler 21.12.2014
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