GUERRES DE LIBERATION (1813)
DE GRANDS FOYERS S’ALLUMENT
Die Feuer sind entglommen
Der preussische Landsturm 1813
La levée en masse prussienne de 1813
Max von Schenkendorf 1783-1817
Références bibliques
1. De grands foyers s’allument
Sur les monts, les hauteurs.
Levez-vous, vents et flammes,
Tempête du Seigneur ! Jérémie 23/19
2. Traverse nos campagnes
Et purifie nos cieux,
Nos terres, nos montagnes,
Tempête du grand Dieu ! Jérémie 23/19
3. Et vous, les tours d’église,
Dressées droit dans les cieux,
D’où l’on a vue précise
Sur l’horizon bien mieux,
4. Combien de fois vos cloches
Ont conduit en ces lieux
Le peuple qui s’approche
Du saint autel de Dieu ?
5. L'orage noir se brise
Au son de votre airain :
Maintenant, qu’on se dise,
Sonne un nouveau refrain :
6. Tout un peuple se dresse, Exode 12/37-42
- La pâque du Seigneur ! - Exode 12/11
L’esclave se redresse, Deut 6/21
Délivré de la peur.
7. Où, mort, est ta menace, I Cor 15/55
Et ta victoire, enfer ?
Satan, fuis et te cache :
Saints sont ce feu, ce fer !
8. Rompue est la barrière
Du rond magique et saint.
Et la gloire guerrière
N’est plus le but, la fin.
9. Car c’est la vie qui compte,
Elle est le plus haut bien.
En nous ce désir monte :
Offrir son sang au siens. Jean 15/13
10. Assemblée fraternelle, Actes 2/42
La table du Seigneur,
Et ta foi immortelle
Réjouisent ton cœur,
11. Car on entend sur terre
La Bible et sa vision : II Rois 2/11-12
« Les chars de Dieu, tonnerre !
L’épée de Gédéon ! » Juges 7/20
Texte Die Feuer sind entglommen
Der Landsturm 1813 in Preussen
Auswahl Deutscher Gedichte
für höhere Schulen
Theodor Echtermeyer
34. Auflage 1903 (1. 1836), 978 Seiten
Halle, Verlag des Waisenhauses
Fr. Yves Kéler, 27.7.20010
Draguignan
L’auteur
Max von Schenkendorf (Gottlob Ferdinand Maximilian Gottfried), né le 11 décembre 1783 à Tilsitt (Prusse), étudia à Koenigsberg, perdit par un duel au pistolet l’usage de sa main droite, abandonna en 1812 sa charge de rapporteur à la Chambre et partit pour Karlsruhe. Après la campagne de Russie de Napoléon, il prit l’épée à la main gauche et participa à la bataille de Leipzig (1813), puis se rendit à l’Administration centrale de Francfort-sur-le-Main, puis en 1815 comme conseiller de gouvernement à Coblence, où il mourit le 11 décembre 1817, jour pour jour à l’âge de 34 ans. (Notice biographique de Theodor Echtermeyer, voir plus haut)
Texte original
1. Die Feuer sind entglommen
Auf Bergen nah und fern
Ha, Windsbraut, sei willkommen,
Willkommen, Sturm des Herrn!
2. O zeuch durch unsre Felder
Und reinige das Land,
Durch unsre Tannenwälder,
Du Sturm, von Gott gesandt!
3. Ihr Türme, hoch erhoben
In freier Himmelsluft,
So zauberisch umwoben
Von blauem Wolkenduft,
4. Wie habt ihr oft gerufen
Die andachtvolle Schar,
Wenn an des Altars Stufen
Das Heil zu finden war!
5. Die Wetter oft sich brachen
Vor eurem Glockenklang;
Nun führt ihr andre Sprachen, Actes 2, I Corinthiens
Es klingt wie Brautgesang.
6. Das Land ist aufgestanden
- Ein herrlich Osterfest !-
Ist frei von Sklavenbanden,
Die hielten nicht mehr fest.
7. Wo, Tod, sind deine Schrecken,
O Hölle, wo dein Sieg?
Und Satan, wie dich decken,
In diesem heil’gen Krieg?
8. Geschritten ist der Grenze
Geweihter Zauberkreis,
Nicht mehr um Eichenkränze
Ficht Jüngling nun und Greis.
9. Nun gilt es um das Leben,
Es gilt ums höchstes Gut,
Wir setzen dran, wir geben
Mit Freuden unser Blut.
10. Die liebende Gemeine,
Wie sonst am Tisch des Herrn
Im gläubigen Vereine,
Wie fröhlich strahlt dein Stern!
11. Wie lieblich klingt, wie heiter
Der Losung Bibelton:
„Hie Wagen Gottes, Gottes Reiter,
Hie Schwert des Herrn und Gideon!“









