LITT B ALLEMAGNE, POUR TOI JE MARCHE
GUERRES DE LIBERATION
ALLEMAGNE, POUR TOI JE MARCHE
O du Deutschland, ich muss marschieren
1. Allemagne, pour toi je marche,
Allemagne, il faut quitter.
Il faut que demain je parte,
Par les routes sur la carte,
Toi que j’aime, ma patrie,
Oui, que j’aime, ma patrie.
2. Au revoir, vous mon cher père,
Dieu vous garde, père, adieu !
Regardez, j’ai bonne mine.
Mais montez sur la colline,
Regardez dans la vallée :
Qui sait si je reviendrai ?
3. Au revoir ma tendre mère,
Dieu vous garde, mère, adieu !
Vous m’avez mis en ce monde.
L’ennemi rôde à la ronde.
Ah ! mon Dieu, quelle douleur
Me perfore ainsi le cœur ?
4. Au revoir, ma douce et belle,
Dieu te garde, belle, adieu !
Non, ne perds pas ton courage :
Nous allons faire barrage
A l’ennemi. Garde espoir,
Ma lumière dans le soir !
5. Au revoir mon très cher frère,
Dieu te garde, frère, adieu !
Il faut que je t’abandonne,
Pour vous autres que je donne
Ma vie devant l’ennemi
Qui nous lance son défi.
6. Au revoir, ma sœur si douce,
Dieu te garde, sœur, adieu !
Tu m’as aimé comme un frère
Et, si je pars à la guerre,
J’ai le cœur tout attristé,
Parce que je suis aimé.
7. Les trompettes claires sonnent
Tout là-bas dans la prairie :
En écho elles résonnent.
Parents, je vous abandonne
Pour aller vers le combat,
Avec crainte, en bon soldat.
8. Au vent les grenades sifflent
Et les balles tout autant.
Nous prions, Dieu notre Père,
Fais cesser toutes ces guerres
Et ramène-nous la paix,
Oui, ramène-nous la paix !
Texte 0 du Deutscland, ich muss marschieren
Volkslied aus der Zeit 1809-1814
Chant populaire des années 1809-1814
Mélodie Vomksweise 1809, 1818
So viel Stern am Himmel stehen
dans Erks deutscher Liederschatz, Band I
eine Auswahl der beliebtesten
Volks-, Vaterlands-, Soldaten,
Jäger-, Studenten & Weihnachts-
Lieder
C.F Peters, Leipzig, 1893
page
fr. : Yves Kéler 13.1.2012 Bischwiller
Le texte
Ce chant est-il un chant des Guerres de libération, qui ont commencé en 1812-13, ou est-il légèrement antérieur, de 1809 ? Ce serait alors un chant des soldats engagés par leurs souverains allemands auprès de la Grande armée de Napoléon, comme ce fut le cas jusqu’à la retraire de Russie en 1812. Erk donne deux dates : celle de 1809 et celle de 1814. le chant a pu servir dans les deux contextes
Texte original
1.selon Erk
1. O du Deutschland, ich muss marschieren ,
O du Deutschland, ich muss fort!
Eine Zeitlang muss ich scheiden,
Eine Zeitlang muss ich meiden
Mein geliebtes Vaterland,
Mein geliebtes Vaterland.
2. Nun ade, herzliebster Vater,
Nun ade, so lebet wohl!
Wollt ihr mich noch einmal sehen,
Steigt auf jenes Berges Höhen,
Schaut herab ins tiefe Tal,
Seht ihr mich zum letzten Mal.
3. Nun ade, herzliebste Mutter,
Nun ade, so leb sie wohl!
Hat sie mich zum Schmerz geboren,
Für die Feinde auserkoren:
O du grausam’s Herzeleid,
O du grausam’s Herzeleid.
4. Nun ade, herzliebstes Mädchen,
Nun ade, so lebe wohl!
Liebster Schatz, tu nicht verzagen,
Helfen wir die Feinde schlagen;
Liebster Schatz, verzage nicht!
Du bleibst doch mein sanftes Licht.
5. Nun ade, herzliebster Bruder,
Nun ade, so lebe wohl!
Weil wir jetzo müssen scheiden,
Für das Vaterland zu streiten,
Und muss gehen vor den Feind,
Drum so manches Mädchen weint!
6. Nun ade, herzliebste Schwester,
Nun ade, so lebe wohl!
Liebe Schwester, ich muss sagen,
Ich möcht bald vor Gram verzagen;
Weil du mich so sehr geliebt,
Drum bin ich so ganz betrübt!
7. Die Trompeten hört man blasen
Dor auf jener grünen Heid!
O wie lieblich tun sie blasen!
Vater und Mutter zu verlassen
Und zu ziehen in den Streit:
O du grausam’s Herzeleid.
8. Grosse Kugeln hört man sausen,
Aber kleine noch viel mehr!
O so bitt’n wir Gott im Himmel
Wenn’s nur einmal Frieden wär!
O so bitt’n wir Gott im Himmel
Wenn’s nur einmal Frieden wär!
Le texte de Erk
Le texte du poème populaire est très bien charpenté. La première strophe met la scène en place : une recrue part à la guerre. Avec les Français de Napoléon contre les ennemis de l’Empire français ? Avec une des armées allemandes contre Napoléon ? Il faudrait le vérifier.
Les strophes 2 à 6 sont consacrées aux adieux des membres de la famille : le père, la mère, la fiancée, le frère, la sœur. La même formule est employée pour tous : « Nun ade,…, so leb(e)(t) wohl – Adieu maintenant, porte(z) toi (vous) bien ! » Pour les deux parents le pluriel de politesse est employé, le « ihr » pour le père, le « sie » avec singulier pour la mère, ce qui est plus relevé et donne à la mère plus d’importance que le père.
Les deux strophes finales conduisent au champ de bataille, la dernière finissant par le vœu que la paix vienne bientôt.
Ce texte dit populaire révèle une composition précise et bien tournée de l’auteur anonyme. Arndt a repris en 1815 ce texte en l’affadissant. Erk a bien fait de prendre cette version de 1809-1813 pour son recueil de poèmes.
La mélodie
la mélodie du texte de Erk, « Soviel Stern am Himmel stehen = Weiss du, wieviel Sternlein stehen », se trouve sur Internet, sous :
« Early Austrian Military ; Song « O du Deutschland, ich muss marschieren »
2. Texte de Arndt
Il existe une forme postérieure de 1815, faite par Arndt à partir du texte de 1809-1814. Ce texte est donn é ci dessous.
La mélodie n’est pas celle de 1809-1814 (qui est : Soviel Stern am Himmel stehen = Weiss du, wieviel Sternlein stehen, et qui accompagne le texte de Erk. ).
On peut entendre le texte de Arndt sur cette mélodie, sur Internet, sous :
« O du Deuschland, ich muss marschieren
ingeborg;org/liedeer/odudeuts. Html »
O du Deutschland, ich muß marschieren
o du Deutschland, du machst mir Mut
Meinen Säbel will ich schwingen
meine Kugei die soll klingen
gelten soll's des Feindes Blut
Nun ade, fahr wohl, Feinsliebchen
Wein nicht die Augen rot
trage dieses Leid geduldig
Leib und Leben bin ich schuldig
es gehört zum Erstern Gott
Nun ade, herzliebster Vater
Mutter, nimm den Abschiedskuß
Für das Vaterland zu streiten
mahnt es mich nächst Gott zum Zweiten
daß ich von euch scheiden muß
Auch ist noch ein Klang erklungen
mächtig mir durch Herz und Sinn
Recht und Freiheit heißt das dritte
und es treibt aus eurer Mitte
mich in Tod und Schlachten hin
O wie lieblich die Trommeln schallen
und die Hörner blasen drein
Fahnen wehen frisch im Winde
Roß und Männer sind geschwinde
und es muß geschieden sein
O du Deutschland ich muß marschieren
o du Deutschland, du machst mir Mut
Meinen Säbel will ich schwingen
meine Kugel, die soll klingen
gelten soll's des Feindes Blut
Text: Ernst Moritz Arndt - 1815 (1769-1860)
Musik: Friedrich Silcher (1789-1860)
auf die gleiche Melodie wird gesungen
u.a. in Liederbuch des Handwerker-Vereins zu Potsdam (1859) -- Neues Liederbuch für Artilleristen (1893) -- Allgemeines Deutsches Kommersbuch (1914) -- Stolz ziehn wir in die Schlacht (1915) - Weltkriegs-Liedersammlung (1926) --









