« Pasteur Yves Kéler, retraité de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace
et de Lorraine (ECAAL)/Union des Eglises Protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL)
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*1939 - † 2018

LITT KZRavensbrück 134 HEH, BRIGADES, HÂTEZ-VOUS, DISPERSEZ, BRÛLEZ Hey, Brigaden, eilt, treibt, brennt nieder

 

KZ Ravensbrück, slovène, 1942

 

HEH! BRIGADES, HÂTEZ-VOUS, DISPERSEZ, BRÛLEZ

Hey, Brigaden, eilt, treibt, brennt nieder

 

Nase brigade – Unsere Brigade

Matej Bor(Vladimir Pavsic),1942,slovène

 

Mélodie : Nase brigade

 

 

 

 

1. Heh, brigades, hâtez-vous, dispersez,

             brûlez

    Les nids des rats blancs, des chiens noirs !

    Petite machine, joue, que de partout

             résonne

    Notre salut venu des forêts libres !

 

 

2. Où sont les frontières, les obstacles pour  

             les brigades slovènes ?

    Non, pour nous il n’y a pas d’obstacles et  

             de frontières.

    Par-dessus les crêtes des montagnes, par

             les vallées sombres,

    En avant, de victoire en victoire.

 

3. Le jour viendra où, avec Ljubliana, la

             fiancée vendue, nous irons à l’autel

             de la liberté.

    Les restes du repas, nous les jetterons aux

             chiens qui sont maintenant nos

             maîtres !

   

   

 

1. Hey, Brigaden, eilt, treibt auseinander,

             brennt nieder

die Nester weisser Ratten, schwarzer

             Hunde!

Maschinechen, spiel auf, es soll von überall

             erschallen

unser Gruß aus den freien Wäldern!

 

2. Wo sind die Grenzen, die Hindernisse für

             slowenische Brigaden?

Nein, für uns gibt es weder Hindernisse

             noch Grenzen.

Über verhangene Bergkämme, durch dunkle  

             Täler, voran von Sieg zu Sieg.

 

 

3. Es wird der Tag kommen, da wir mit

             Ljuhljana, derzeit verkauften Braut,

             vor den Altar der Freiheit treten werden.

Die Reste des Gastmahls werfen wir den

             Hunden vor,

die heute unsere Herren sind!

 

 

 

         Texte        Hey, Brigaden, eilt, treibt auseinander, brennt nieder          

                          Nase brigaden, 1942, slovène

                          auteur : Matej Bor(Vladimir Pavsic)

                          traduction allemande de Silvjia Kavcic, p. 134

           

                      1. dans Europa im Kampf 1939-1944

                          Internationale Poesie aus dem

                          Frauenkonzentrationslager Ravensbrück, p. 134

                          Constanze Jeiser – Jakob David Pampuch éditeur

                          Metropol Verlag 2005 Berlin

 

                      2. dans Europa v boij, 1939-1944

                          contient les textes du 1er livre en langue originale

                          Metropol Verlag 2005 et 2009, Berlin

                          original : Nase brigade, p. 77                     

                          fr. : Yves Kéler 30.11.2014 Bischwiller

 

         Mélodie    Nase brigade

                          Matej Bor(Vladimir Pavsic) 1942

 

 

Le texte

         Ce poème est du poète, dramaturge et traducteur Vladimir Pavsic, qui a publié pendant la guerre sous le pseudonyme de Matej Bor. Au début de la guerre en 1941, il était membre du mouvement de libération de la Slovénie, membre du Conseil de la libération et plus tard directeur artistique du Théâtre national slovène, sur le territoire déjà libéré. Après la guerre, il travailla aussi comme écrivain libre.

         Le chant « Nase Brigade » naquit en octobre 1942 à Ljubliana. L’auteur l’a mis en musique. Il existe une autre mélodie de Franc Sturm. Dès sa parution, le chant a été souvent repris. Le chant est dédié aux brigades slovènes dans le cadre de l’armée de libération de la Yougoslavie. Il y est fait allusion par l’affirmation que « nous sommes les maîtres du pays », ce qui englobe la Yougoslavie entière. (op. cit. p. 135)


        
  Le mot de "Maschinchen - Petite machine" dans le texte allemand (Masinka en slovène), désigne probablement une mitraillette. "Maschinengewehr = fusil machine, " désigne une mitrailleuse ou un fusil-mitrailleur, dont le diminutif est "Maschinchen". La forme du mot en -chen a aussi un sens de diminutif affectueux. L'auteur aime bien sa mitrailleuse ou son fusil-mitrailleur. Ou encore un sens ironique de se moquer des allemands qui vont y goûter.

       

 

     

 

 

 

 

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