GUERRES DE LIBERATION (1813)
POURRAIT UN CHANT REDIRE LE BRUIT
Kann denn kein Lied Krachen mit Macht
Auf die Schlacht von Leipzig
Pour la bataille de Leipzig
Friedrich Rückert
1. Pourrait un chant
Redire le bruit,
Hurler les cris
A Leipzig dans les champs ?
2. Trois jours, trois nuits,
Sans un arrêt
Qu’on se battait,
La bataille a rugi.
3. Trois jours, trois nuits,
Que s’est tenue à Leipzig la foire :
La coudée de fer mesura la moire
Et la facture fut payée son prix !
4. Trois jours, trois nuits,
Dans cette danse funèbre
Fauchant des cents dans les ténèbres :
Des milliers ont péri.
5. C’est bien ainsi,
Que ne puissent croire encor les Russes
Qu’eux seuls auraient rempli des fosses
Et fait couler le sang des ennemis :
6. Pas qu’en la Russie enneigée,
Aussi à Meissen
Et à Leipzig à la Pleisse,
Le Français peut être terrassé.
7. La douce Pleisse de sang déborde,
Les morts dans la plaine,
Formant des collines,
Des monceaux, Des grands tas en désordre.
8. Et s’ils n’atteignent pas les montagnes,
Pourtant la gloire
De leur victoire
Retentit à toujours dans nos campagnes.
Texte Kann denn kein Lied
Friedrich Rückert
fr. : Yves Kéler, 23.7.2010, Draguignan
dans Auswahl Deutscher Gedichte für höhere Schulen,
Theodor Echtermeyer, 34. Auflage 1903 (1. 1836),
978 Seiten, Halle, Verlag des Waisenhauses, page 322
dans Auswahl Deutscher Gedichte, im Anschluss
an die Geschichte der deutschen National Literatur,
von Professor Dr. Hermann Kluge,
12. , verbesserte und vermehrte Auflage,
mit zahlreichen Porträts in Holzschnitt,
Altenburg, Verlag Oskar Bonde, 1908; page 454
Le texte
Texte original









